1960:


A 17 ans, Johnny Hallyday publie un premier disque, « Laisse les filles ».
Ce titre marque le coup d’envoi de l’histoire du rock en France, rapidement suivi par « Souvenirs, souvenirs », le premier titre historique de Johnny. En février, son premier passage au Palais des Sports fait un malheur


1961:


Signé par Philips, il enregistre à Londres avec les musiciens d’Eddie Cochran.
Il est tête d’affiche à l’Olympia (le plus célèbre music-hall parisien), lance le twist et triomphe avec « Retiens la nuit ».


1962:


Il enregistre à Nashville avec Shelby Singleton (directeur musical d’Elvis Presley).
Premier disque d’or avec « Viens danser le twist » (« Let’s Twist Again »).
Il triomphe une deuxième fois à l’Olympia avec « Pas cette chanson », « L’Idole des jeunes » et « Elle est terrible ».


1963:


Il tourne son premier film « D’où viens-tu Johnny ? » et impose la version française de « Da Doo Ron Ron ».
Il est aussi le héros de la fête de la Grande nuit de la Nation où 200 000 personnes l’acclament.


1964:


Il réunit l’orchestre Joey and the Showmen autour du guitariste new-yorkais Joey Greco et du batteur de Vince Taylor, Bobbie Clarke.
Il grave l’album historique et mythique « Les Rocks les plus terribles » dans lequel il rend hommage à Elvis Presley, Chuck Berry, Little Richard, Gene Vincent…
Il fait un tabac pour son troisième Olympia avant son départ au service militaire, en Allemagne et enregistre « Le pénitencier » (« The House Of The Rising Sun »).


1965:


Cette année marque son retour à la vie civile et son mariage avec Sylvie Vartan.
Quatrième Olympia, soutenu par la sortie de « Johnny chante Hallyday », un disque entièrement composé par lui


1966:


Il entreprend une importante tournée en Europe de l’Est avec un nouvel orchestre à la sonorité rhythm’n blues, The Blackburds, dirigé par le batteur Tommy Brown et le guitariste Micky Jones (futur Foreigners).
Nouveau hit avec « Cheveux longs, idées courtes ».
Il se rend à Londres et enregistre « Noir c’est noir » et « Je veux te graver dans ma vie ». Il y fait la connaissance de Jimi Hendrix, avant de le présenter au public français à l’Olympia en octobre.
1966 est aussi l’année de naissance de son fils David.


1967:


Au printemps, il remporte un succès sans précédent à l’Olympia, avec Sylvie Vartan en première partie. Le show inclut « Hey Joe », « Les coups » et « Jusqu’à minuit » sur lequel il improvise un blues qui met son public en transe.
En novembre, il donne un show historique au Palais des Sports qui se termine en apocalypse et préfigure les grands-messes psychédéliques à venir.


1968:


Il fait une tournée retentissante en Amérique du Sud.
Le guitariste Jimmy Page collabore avec lui sur « Psychedelic » et sur la chanson-titre de son nouveau film,  » A tout casser « .


1969:


Johnny présente un spectacle gigantesque au Palais des Sports qui marque une rupture avec tous les spectacles précédents. C’est dans ce « show de l’an 2000 » qu’ il crée les chansons de son nouvel album : « Je suis né dans la rue », « Voyage au pays des vivants »… L’album est produit par Glyn Jones et associe Steve Marriot et Ronnie Lane (Small Faces, Humble Pie) à l’écriture des thèmes.
Au cours de ce spectacle, son public découvre « Que je t’aime », un titre qui figure dans les dix plus grandes chansons françaises du siècle. Dans l’orchestre, un nouveau guitariste de génie, Jean-Pierre « Rolling » Azoulay, qui accompagnera Johnny pendant presque dix ans.